En un jour, le Rwanda perd deux grandes figures de l’art

Le Rwanda est en deuil. Et pour cause, deux artistes de renom ont perdu la vie en l’espace
de deux jours seulement. D’abord le talentueux chanteur Yvan Buravan, mort alors qu’il
était sous traitement contre un cancer en Inde, le 17 août. Il n’avait que 27 ans. Juste
quelques heures plus tard, le pays était frappé de plein fouet par une autre mauvaise
nouvelle : le décès de Thomas Nkusi, alias Yanga, connu pour son don de narrateur dans la
traduction des films de grandes productions mondiales.

Yvan Buravan

00h4O ! Le jour ne pouvait mal commencer. De son lit d’hôpital en Inde, Yvan Buravan rend l’âme. Cela faisait des mois que ses fans et le pays tout entier retenaient leur souffle dans l’espoir de voir l’une des jeunes idoles de la musique rwandaise se remettre de sa maladie.

Sa disparition suscite une vive émotion dans tout le pays, lui qui était considéré, plus que
tout autre artiste de sa génération, comme une étoile montante. C’était le 2 avril de cette année, lorsqu’Yvan Buravan a eu ses premiers malaises. C’était juste après la sortie de son dernier tube « Big Time ».

Il s’est alors aussitôt rendu à l’hôpital Roi Faysal de Kigali où il a été hospitalisé pendant une dizaine de jours, avant de rentrer à son domicile, parce que son état s’était amélioré. Mais juste quelques jours après, son état de santé s’est à nouveau détérioré.

Sa famille a alors décidé de l’évacuer à Nairobi, au Kenya. Mais rien n’y fit. Le chanteur est alors allé
poursuivre son traitement en Inde où il a trouvé la mort. Dans son communiqué, son bureau de production (Management Team) a indiqué que « Yvan Buravan vient de décéder des suites d’un cancer dont il souffrait depuis quelque temps ».

Yvan Buravan s’était rendu célèbre par des tubes tels « Malaika », « Supernatural », « Si
belle » ou encore « Oya », etc. En 2019, il fut lauréat du « Prix découverte RFI ». Il quitte ce monde à seulement 27 ans. Mais l’horloge, ce jour-là impitoyable, emporte une autre icône Il est 11h00, heure de Kigali, quand la nouvelle tombe : Thomas Nkusi, alias Yanga, vient de mourir.

Nkusi Thomas uzwi ku izina rya Yanga

Thomas Nkusi, alias Yanga

Thomas Nkusi, devenu une figure publique pour son style unique de narration dans la traduction des films dans la langue locale, le kinyarwanda, est décédé en Afrique du Sud où il se faisait soigner depuis le mois de juillet. Il s’y était rendu en juillet dernier avec ses enfants. Son épouse travaille là-bas. Sa famille a annoncé son décès, précisant qu’il est mort « après à une longue maladie ».

Thomas Nkusi a commencé la traduction de films depuis sa tendre jeunesse, juste comme
un jeu. Mais les jours passant, le succès de son « jeu » de prédilection l’a poussé à en faire
son métier. Sa renommée et la demande sont telles qu’il crée sa propre maison de production à Kigali,
the One Film Production.

Yanga a conquis une large audience dans toute la région, sa voix résonne de maisonnée en maisonnée dans son Rwanda natal, au Burundi, en Ouganda et dans l’est de la RDC, dans les communautés rwandophone et kirundophone. Mais alors qu’il est au sommet de son art, bravant la déception de ses fans, Yanga décide, en
2019, de se reconvertir en pasteur protestant, pour prêcher la « bonne nouvelle ».

« Le journal amahoronews.net présente se vives condoléances aux deux familles éprouvées ».

Gerard Nzohabona

Amahoronews.net

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